Escale. Édouard Sautai

Escale
Édouard Sautai

publié par
Monografik Editions
128 pages. 150 illustrations en couleur. 23 x 17 cm

Contenu:

Introduction par Jacques Py  

La modélisation comme guérilla par Elie During  

Pièce détachée. Texte de Morten Salling  

L’Œil sur l’échelle. Texte de Guillaume Fontaine

La vie de château. Texte d’Alexandre Bohn et Marianne Pétiard  

209e arrondissement. Texte de Jacques Py  

Soustraction, Machine de Vision, Porte à porte. Texte de Véronique Vauvrecy  

Escale  

Zootrope, Derrière la façade, Pavillon de Réserve

Ouvrage publié à l’occasion de la résidence d’Édouard Sautai au Forum de Blanc-Mesnil durant l’année 2009.   Sa résidence au Forum de Blanc-Mesnil a été réalisée avec le soutien du Conseil général de la Seine-Saint-Denis.  
Conception : Édouard Sautai
Conception graphique et typographie : André Baldinger
Traduction : Roland Glasser
Relecture : Juliette Valéry, Monique Luna
Caractère : BaldingerPro, www.ambplus.com
Photolitho : Datatype, Roger Emmenegger

Publié par Monografik Editions www.monografik-editions.com Christophe Le Gac 6, place de l’église - 49160 Blou - France
T 33 626 029 444 le-gac[at]monografik-editions[dot]com
ISBN : 978-2-916545-12-7  
Prix public: 24 euros
Distribué & diffusé par Le Comptoir des Indépendants
Ce livre est une coproduction du Forum / Scène conventionnée de Blanc-Mesnil et de Lumen Productions Il a été édité avec le soutien du Pôle Image Haute-Normandie, de l’ODDC / Association de Développement Culturel et Artistique des Côtes d’Armor et de Exit Art Contemporain.  
LE FORUM 1/5, place de la Libération - 93150 Blanc-Mesnil  
Le Forum est subventionné par la ville de Blanc-Mesnil, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, le Conseil régional d’Ile-de-France et la DRAC Ile de France / Ministère de la Culture et de la Communication. 

Soustraction

Soustraction. Modélisation 3D
Soustraction. Principe
Soustraction 2009. Bois et éclairage. 4 x 5,5 x 5,5 m
Soustraction 2009. Bois et éclairage. 4 x 5,5 x 5,5 m
Ballons 2000. Papier de soie. 1,40 à 2,10 m de diamètre
Ballons 2000. Papier de soie. 1,40 à 2,10 m de diamètre
Ballons 2000. Papier de soie. 1,40 à 2,10 m de diamètre
Vue de l'exposition. Derrière la façade. Autosuffisance
Vue de l'exposition. Ballons. Autosuffisance
Autosuffisance. 2009. Film Cristal et polyanne cousu. 120 x 100 x 70 cm

SOUSTRACTION
 
Edouard Sautai, artiste plasticien, ancien étudiant de l’Ecole Supérieure d’Art du Havre et diplômé de l’Institut des Hautes Etudes en Art de Paris aime à s’approprier l’espace urbain par des sculptures ou des installations se jouant de la réalité comme d’un trompe-l’œil. Figure à son actif « La vie de Château » avec 7 tentes de camping garées devant les bâtiments désaffectés d’une Abbaye, ou plus récemment  « Pièce détachée » pour la Biennale  Art Grandeur Nature qui nous interpelle sur ce que pourrait être une construction à la fois élément encastré dans l’architecture et objet mobile autonome. Des ballons, une maison en néon qui tente dans sa représentation perspective de nous faire croire au volume, des cubes, la venue au Havre d’Edouard Sautai va créer, à n’en pas douter une considérable « perturbation urbaine »…car, déclare-t-il :
 
« Les volumes architecturaux qui occupent l’espace urbain limitent notre liberté de mouvement. Nos déplacements dans la ville, passant sans cesse du dedans au dehors, et réciproquement sont conditionnés par des dispositifs fonctionnels qui nous échappent et nous contraignent à la fois. J’apprécie de jouer, être entre le monde de l’enfant et celui de l’adulte. C’est pourquoi j’ai crée pour l’ESAH une exposition avec un dispositif plastique qui s’apparente à un jeu de cubes. A l’angle du bâtiment sur rue qui héberge la Galerie d’exposition l’architecte a opéré une soustraction volumétrique : sur la base de cubes de 1mx1mx1m, la construction est creusée sur les trois niveaux. En tant qu’artiste invité à exposer dans la Galerie de l’Ecole, je tiens à me réapproprier ce volume manquant puis à le reconstruire à l’intérieur même de la Galerie. S’il s’agit d’un jeu, il est poussé jusqu’à l’absurde, et nous conduit à encombrer l’espace dans lequel nous devons travailler avec les étudiants, celui où nous allons faire ensemble l’expérience du montage de l’exposition.
 
« Aujourd’hui, tout le monde utilise Google earth , alors que la ville développe des formes de plus en plus pauvres, nous la regardons de très haut comme détaché d’elle. J’ai une fascination pour les collectionneurs d’automobile, pour les maisons , collectionner et s’approprier les biens liés à l’enfance. Sur la question de l’échelle, à l’âge d’un an, on commence à marcher, le regard à 50 cm du sol puis, en grandissant, les objets se réduisent par rapport à nous. Dès lors, fabriquer des modèles réduits s’est s’aventurer à jouer notre rapport au monde. Plus important encore, pour des étudiants en art, les modèles que sont les jouets, transmis par les adultes aux enfants, posent la question même du modèle. »

« Dans la Galerie clignote la pièce « Derrière la façade » qui brouille , comme dans l’Optical Art, les cadres de la perception : le cycle d'allumage et d'extinction de tubes fluorescents modifie le dessin d’une maison en perspective. Au centre de la Galerie, une maison en plastique cousu se gonfle sous l’effet de l’air absorbé par un aspirateur domestique. Celle-ci, qui n’existe que par la pression de l’air évoque la toile des abris précaires. Dans un dispositif plastique, j’attache de l’importance à la réaction du public. Le rôle de l’artiste c’est sans doute d’attirer, d’utiliser des codes, des couleurs, des matériaux qui séduisent. Nous ne sommes pas non pas dans le merveilleux, la tromperie de mes pièces est visible de tous.
 
« Addition ou soustraction…tout se transforme, rien ne disparaît, tous les lieux sont potentiellement des lieux d’exposition et en ce sens, la production d’un artiste n’est pas coupée du monde et de ses occupants. »
 

 
Exposition à la Galerie de l’Ecole Supérieure d’Art du Havre
Du 13/01/09 au 17/02/09
Vernissage le 29/01/09
 
A l’invitation de François Martin, enseignant à l’Esah

 

 

Porte à porte

Porte à porte. 2009

Maison, toile

dimensions variables

Exposition "Hors d’œuvres 4". Espace et Ecole Camille Lambert.  Juvisy-sur-Orges

« Hors d’œuvres » est une exposition collective qui invite le public à découvrir des œuvres de plasticiens disséminées dans les jardins et pavillons d’habitants des trois villes des Portes de l’Essonne (Juvisy-sur-Orge, Athis-Mons et Paray-Vieille-Poste). Pour le temps d’un week-end, les particuliers ouvrent au public leur espace privé. Depuis plusieurs années je participe à cet évènement et je me rends compte avec le temps que les hôtes des œuvres  n’acceptent que  très exceptionnellement d’ouvrir leur habitation au public. C’est à partir de ce constat que, pour cette année, je propose au public d’entrer dans la maison de mes hôtes sans qu’il puissent en voir l’intérieur afin que leur espace privé ne soit pas vu de tous. Délaissant une première solution qui consisterait à bander les yeux des visiteurs avant de les faire entrer, je choisis d’intervenir sur l’architecture elle-même en réalisant un tunnel opaque qui traverse celle-ci d’une porte d’entrée à l’autre sur une distance de 11 m. Ce tunnel en matériaux souple couleur taupe prend l’aspect d’une galerie souterraine que le public est invité à parcourir, pénétrant ainsi la demeure sans la voir.
Afin de donner le sentiment que la maison est un corps plein perforé et de ne laisser aucun regard possible sur l’intérieur, tous les volets seront fermés durant le temps de visite.

Edouard Sautai, mai 2009

 

 

Constructions à Creil

Rue des usines 2
Rue Edouard Vaillant
Vielle montagne
Rue Jean Jaurés
Rue des usines 1
Place Carnot

Série Construction à Creil
120 x 98 cm
tirage Lambda sur Dibond
5 exemplaires

 

La série des 7 constructions à Creil a été produite lors de la résidence organisée par la ville de Creil.
Chaque prise de vue est réalisée au cours d’une marche dans la ville. Le lieu est choisi en fonction du cadre et des matériaux disponibles sur place pour la réalisation de la construction.