Dans les yeux de Badine

Table de lecture du paysage
détail 1 de la table de lecture du paysage
détail 2 de la table de lecture du paysage
Dans les yeux de Badine
Hangars pour dirigeables
Noyer Renard
Antenne relai
Pierre à Mousseau
Relai hertzien de Lisses

L'Observatoire prend place sur l'esplanade des droits de l'homme au pied de la mairie d'Athis-Mons, un espace vert en forme de promontoire qui offre une large vue panoramique sur le sud de la ville, la vallée de la Seine et au-delà en direction du sud-est.

La conception de l'Observatoire commence par un arpentage attentif du territoire aux alentours. Les itinéraires de reconnaissance se font à pied ou à vélo suivant leur grandeurs. Ces moyens de déplacement "doux" favorisent l'observation mais ils déterminent aussi les limites géographiques du sujet.

Que ce soit proche ou loin, grand ou petit il n'y a pas de règle pour choisir ce qui figure sur la table de lecture, des objets incongrus, des histoires rocambolesques d'architecture, des choses devant lesquelles tout le monde passe sans même les regarder, des initiatives d'aménagements individuelles, des curiosités, des choses disparues. En résumé tout ce qui compose le paysage, du grand ensemble aux petites choses insignifiantes en passant par les monuments.

Le résultat est un anneau ouvert, plat, imprimé, disposé à l'horizontale à hauteur de table. L'impression qui le recouvre comporte des photographies retravaillées, des dessins d'observation, des légendes. C'est une composition qui donne à voir ce qui n'est finalement pas très visible…une forme de révélateur.

 

Corps écran

 

Articulant des œuvres et un ensemble photographique constitutif de la démarche expérimentale de l’artiste, l’édition permet de découvrir des travaux récents mettant en scène un rapport au paysage, à l’optique et aux procédés plastiques de son travail, qui associent architectures et installations in situ. La recherche artistique d’Edouard Sautai y est analysée par le prisme de deux contributions : Là où l’image a lieu. Edouard Sautai et la phénoménologie du regard de Florian Gaité, et une conversation de l’artiste avec Marion Guilmot.

L’ouvrage dont la conception graphique est réalisée par Jérémy Glâtre, est édité par La Maréchalerie, avec le soutien de la Galerie Fernand Léger / Mairie d'Ivry-sur-Seine et du Domaine départemental de Kerguéhénnec (Morbihan).

 

 

Valérie Knochel Abecassis

Directrice de La Maréchalerie – centre d’art contemporain

 

Edouard Sautai - Corps écran
Texte de Florian Gaité et entretien avec Marion Guilmot
128 pages - 23 x 30 cm
Design Graphique Jérémy Glâtre
Edité par La Maréchalerie -centre d'art contemporain / ENSA - Versailles. Parution décembre 2019
Distribution Les Presses du Réel
ISBN : 978-2-918512-16-5 - Prix 28 €
Ouvrage édité avec le soutien de la Galerie Fernand Léger / Mairie d'Ivry Sur Seine et du Domaine Départemental de Kerguéhennec (Morbihan).

UNDAE

Sculpture, UNDAE, paysage, terrasse
Sculpture, UNDAE, paysage, terrasse
Sculpture, UNDAE, paysage, terrasse
Sculpture, UNDAE, paysage, terrasse
Sculpture, UNDAE, paysage, terrasse
Sculpture, UNDAE, paysage, terrasse
Sculpture, UNDAE, paysage, terrasse
Sculpture, UNDAE, paysage, terrasse

Undae. 2025

Bois de châtaignier et de pin de Douglas, acier

Le terme « undae » désigne les plissements qui résultent de l’effet du vent sur la surface meuble d’un corps planétaire. Ce peut être l’eau avec la houle sur la mer, mais aussi les ondulations dessinées par le sable d’un champ de dune sur mars.

La sculpture en forme de terrasse non plane et dédiée au corps, offre une infinité de postures pour se poser et se reposer, se tenir assis ou allongé, se rouler ou ramper. Cette œuvre praticable aux reliefs variés, a été imaginée comme un lieu de rencontres au sein du parc Gwen Ran.

 

Fruit d’une collaboration entre l’artiste Edouard SAUTAI, les élèves et les résidents, ce projet fédérateur a permis la création d’Undae dans une démarche inclusive.

Réalisée en 2025 avec la participation des résidents des établissements de Kersioul et Gwen Ran, des élèves de l’école Robin Foucquet, des résidents de l’EHPAD Barr Héol, des élèves de l’IME Les enfants de Kervihan de Bréhan et des élèves du collège Yves Le Bec de Rohan.

 

Ce projet d’éducation artistique et culturelle intergénérationnel prenant la forme d’une résidence d’artiste sur les territoires de Bréhan et Rohan est porté par le département du Morbihan et soutenu par le ministère de la Culture (DRAC Bretagne), le ministère de la Santé (ARS Bretagne), la Mairie de Bréhan, la Commission des Financeurs, l’Association Kervihan, le collège Yves Le Bec, l’école Robin Foucquet, l’association des parents d’élèves et la direction des services départementaux de l’Éducation Nationale du Morbihan.

 

Renversante immersion

 

Renversante immersion propose un regard différent sur ce qui nous entoure. Elle offre au promeneur la possibilité de jouer avec le reflet pour une vision transformée de son environnement l'œil nu ou avec son appareil photo.

Mais elle propose aussi de s'immerger dans le paysage au sens propre comme au figuré offrant plus une manière différente de voir que quelque chose à voir.

Le cours d'eau partiellement dévié alimente un miroir d'eau surélevé. Se faufilant par un étroit passage, le visiteur accède à l'ouverture centrale par laquelle il passe la tête. Les yeux au raz de l'eau, sa vision est alors proche de celle d'un nageur où d'une grenouille. L'œuvre Renversante immersion s'éprouve plus qu'elle ne se regarde. Elle invite le spectateur/promeneur à une expérience immersive et sensorielle unique où le sol se dérobe et laisse place au ciel et à un environnement dédoublé. Le regard de "l'immergé" est pris au jeu enivrant de l'illusion contemplative.

Au centre du miroir, l'eau tranquille procure une sensation de calme, de tranquillité et d'apaisement. Cependant les conditions climatiques varient et modifient radicalement notre expérience sensorielle. En cas d'orage, le miroir d’eau brisé pourrait devenir source d'angoisse nous plongeant dans la posture plus tourmentée d'un naufragé.

@font-face
{font-family:"MS 明朝";
panose-1:0 0 0 0 0 0 0 0 0 0;
mso-font-charset:128;
mso-generic-font-family:roman;
mso-font-format:other;
mso-font-pitch:fixed;
mso-font-signature:1 134676480 16 0 131072 0;}@font-face
{font-family:"MS 明朝";
panose-1:0 0 0 0 0 0 0 0 0 0;
mso-font-charset:128;
mso-generic-font-family:roman;
mso-font-format:other;
mso-font-pitch:fixed;
mso-font-signature:1 134676480 16 0 131072 0;}p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal
{mso-style-unhide:no;
mso-style-qformat:yes;
mso-style-parent:"";
margin:0cm;
margin-bottom:.0001pt;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:12.0pt;
font-family:"Times New Roman";
mso-fareast-font-family:"MS 明朝";
mso-fareast-theme-font:minor-fareast;}.MsoChpDefault
{mso-style-type:export-only;
mso-default-props:yes;
font-size:10.0pt;
mso-ansi-font-size:10.0pt;
mso-bidi-font-size:10.0pt;
mso-fareast-font-family:"MS 明朝";
mso-fareast-theme-font:minor-fareast;
mso-fareast-language:JA;}div.WordSection1
{page:WordSection1;}

Jetée

Jetée. 2020

Bois de Châtaignier, acier galvanisé, filet polypropylène

19 x 6 x 3 m

La jetée s'étend devant lui comme l'amorce d'une route inachevée, qui aurait entrepris de traverser la mer (Pierre Louÿs 1929)

 

La jetée est une œuvre praticable qui prend place dans le vallon de Kerbrevet, un endroit reculé du parc, résultat du lent travail du ruisseau portant le même nom et qui au cours du temps à façonné ce paysage encaissé, boisé, humide et préservé, qui tranche avec la plaine agricole alentour. Le ruisseau sinueux s'écoule au creux d'une tranchée dans la terre noire et meuble du marécage qui couvre le fond plat du vallon. Depuis le chemin que borde le ruisseau on aperçoit de l'autre coté une clairière où les rayons du soleil illuminent un pare-terre de ronces et de fougères qui se disputent le terrain et rendent l'endroit inaccessible.

La jetée nous invite au survol de cet écrin de nature sauvage. Depuis le chemin elle enjambe le ruisseau puis s'avance en surplomb dans ce terrain hostile et comme vierge de toute trace de passage.

L'étroite estacade de bois sur pilotis nous conduit au cœur de la clairière. À partir de ce point la suite du voyage s'entreprend de l'intérieur, à travers le champs des perceptions, posté sur cette station d'écoute de la nature qui compose avec le bruissement du vent dans les feuilles du cliquetis de l'eau glissant sur son lit caillouteux, des chants d'oiseaux, du craquement  sec des arbres. Dans un lâcher-prise de soi aux éléments, nous retrouvons nos sensations d'enfance.

La jetée, passerelle entre deux milieux, projette notre corps dans un ailleurs temporel et physique activant un instant particulier de notre relation à la nature et au monde. On s'y engage sans savoir ce que l'on va trouver si ce n'est qu'elle nous conduit vers un autre nous-même trop souvent oublié.

 

 

 

 

Still life

"Still life" 2019
Manipulation de l’écran: Katell Hartereau et Léonard Rainis - le Pôle
Images: Edouard Sautai et Rafaël Trapet
Montage images: Jean-Michel Albert
Prise de son et création sonore: Armand Lesecq
Production: Domaine départemental de Kerguehennec (Morbihan) et La Maréchalerie centre d’art contemporain

 

La vidéo Still Life, tournée dans le domaine de Kerguéhennec offre une suite de points de vue sur le parc et l’étang, séparés par un fondu au noir et animés du souffle de l’air et du pépiement des oiseaux. Deux porteurs, Katell Hartereau et Léonard Rainis, décrochent un écran blanc translucide du mur de la salle d’exposition. Suit une lente déambulation de l’écran dans le parc, aux couleurs des moments du jour et des saisons, sur la création sonore et la captation du bruissement de la nature et des pas dans l’herbe et les feuilles mortes d’Armand Lesecq. L’écran intercepte les ombres et les faisceaux lumineux qui traversent les végétaux, les images qu’ils réverbèrent. À la fin de la randonnée, l’écran, appuyé contre un arbre, mêle en surface le reflet des arbres et des feuilles et en transparence l’ombre des herbes dans un dégradé de nettetés et de flous, un feuilleté de profondeur de champ animé par le vent ; vol d’insectes, devant ou derrière l’écran ? La performance revisite et questionne tout autant l’histoire des dispositifs optiques de captation et de projection des flux lumineux, celle des « dessins photogéniques », que les temps de l’image fixe et animée. Elle déstabilise les repères habituels du paysage et esquisse, le temps d’une impression visuelle, les lumières réfléchies, presque imperceptibles, qui participent à la construction de l’image paysagère. La pensée poétique et philosophique des machines de vision, leur expérience par le visiteur s’augmentent ici d’une autre émotion poétique, qui, en aller et retour avec la chambre colorée de la première salle, interroge le temps et l’histoire de la nature morte / vie silencieuse.

Jean-Marie BALDNER pour Lacritique.org - février 2019

CMJN/H2O

CMJN/H2O

Un miroir d'eau

Bois, bâche pvc, eau, encre de chine noire

10,5 x 8 x 1,2m

et six vantaux de fenêtre colorés

5,5 x 1,4 m chacun

Acier, plexiglass coloré cyan, magenta et jaune

 

Les quatre premières lettre du titre C,M,J et N signifient Cyan, Magenta, Jaune et Noir qui sont les quatre couleurs couramment utilisées en impression. Les trois premières couleurs se retrouvent sur les vantaux dont les parties transparentes sont en plexiglas coloré alors que le noir est dilué dans l’eau teintée à l’encre de chine. Cette œuvre fait suite à RVB/H2O, une exposition présentée au Volume à Vern-sur-Seiche en 2017. Ces deux œuvres résultent de mon intérêt pour la composition de la lumière et notre perception des couleurs. Je m’interroge sur le fait que le langage nous déroute de la compréhension du système lumière/perception. Par convention vous pourriez dire « j’ai une voiture verte », mais en fait vous devez imaginer que votre voiture est recouverte d’une matière qui emprisonne toutes les fréquences colorées du spectre excepté le vert qu’elle vous réfléchit. Dites-vous que de toute façon les objets sont invisibles et la lumière aussi. La seule chose que perçoit notre œil est l’interaction des deux. Chaque filtre coloré contribue à modifier notre perception de l’espace, l’incidence de la lumière sur la matière.
Mon intérêt pour la lumière provient de mon expérience de photographe et le dispositif présent est assimilable à la morphologie d’une chambre photographique. Comme cette dernière, le volume de l’espace d’exposition peut être perçu comme une chambre percée d’un orifice par lequel entre la lumière et dont les murs révèlent celle-ci. Le miroir d’eau lui, pourrait rappeler les miroirs escamotables des appareils photo reflex. Les couleurs de la baie se reflètent dans celui-ci. Ce miroir d’eau noire a aussi pour particularité d’abaisser la luminosité de ce que nous voyons. Le reflet est plus sombre que la réalité regardée directement. Il fait référence à un outil en vogue à la fin du 19e siècle : Le miroir noir, dit miroir de Claude Lorrain qui permet de contempler les ciels ou les soleils couchant sans s’éblouir et de regarder le paysage en basse lumière. Enfin, j’ai ajouté un troisième et dernier élément à cette architecture, lié à l’optique : Un miroir parabolique est orienté de telle manière qu’il crée une projection des lumières colorées de la baie sur un recoin du bassin. De la dilution des couleurs dans l’eau, celui-ci appelle à une concentration du regard vers une image fabriquée. C’est une manière également de recentrer l’œuvre en un point, de fabriquer une perspective, un point de fuite en contrepoint du vaste espace/œuvre.

 

 

 

 

 

Exposition personelle à la Maréchalerie Centre d'art. École nationale supérieur d'architecture de Versaille

Intersections

Intersections. 2009-2017

90cm x 90cm x 90°

79cm x 79cm x 85°

79cm x 79cm x 85°

71cm x 71cm x 80°

63cm x 63cm x 90°

Acier oxydé et verni

L'idée des intersections m'est apparue en 1985 alors que au lycée je pratiquais le dessin industriel. Cette forme particulière est très difficilement lisible sur un plan avec les trois vues; dessus, face et droite qui successivement donne un carré avec ses diagonale, un rond puis un autre rond pour la dernière vue. Une "intersection" est la partie commune à deux cylindres de même diamètre se croisant dans un même plan. Se croisement peut s'effectuer avec des angles variables. Les "Intersections " pourraient être déclinées à l'infini, j'ai choisi d'en réaliser cinq.